Avant-propos de la Commission de l’Union africaine

“A continent without travel and document restrictions is an Africa we can be proud of. Here, an African business traveller can meet contacts in another capital at a moment’s notice; an African family can visit eco-tourism sites in a neighbouring country with ease; and African students can move freely across national borders to gain the labour market skills they need”

H.E Kwesi Quartey, Deputy Chairperson, African Union Commission

Thomas Kwesi Quartey

En 2020, tous les pays d’Afrique ont été touchés par les conséquences de la pandémie mondiale de COVID-19, allant de la chute dramatique du trafic aérien aux immenses pertes liées à la fermeture d’entreprises et de secteurs des loisirs et du tourisme sur le continent. En raison de cette crise, la grande majorité des économies africaines connaissent une contraction de leur PIB et une baisse des niveaux d’investissement. Plusieurs économies devraient connaître une récession, et de nombreux Africains sont confrontés à des bouleversements sans précédent en ce qui concerne l’emploi et les moyens de subsistance.

En dépit de cette situation, les mesures mises en place par les gouvernements africains pour juguler la crise sanitaire et gérer les répercussions économiques qui en découlent démontrent qu’une action décisive et hardie est possible. Alors que le moment est venu de rouvrir en toute sécurité et de redynamiser les activités économiques à l’échelle de l’Afrique, il est essentiel de promouvoir des mesures susceptibles de faire avancer davantage le continent et sa population. La libéralisation des régimes de visa par les pays constitue un outil politique qui pourrait être rapidement adopté à cette fin.

L’Indice d’ouverture des visas en Afrique continue de suivre les résultats remarquables réalisés par les pays qui se classent au sommet sur le continent et la vitesse à laquelle d’autres pays améliorent leurs classements. Dans cette édition de 2020, trois pays ouest-africains, à savoir la Gambie, le Nigeria et la Sierra Leone, servent d’exemple dans l’élargissement de l’horizon de voyage des citoyens d’autres pays africains. Cet exemple constitue un rappel sans équivoque des avantages résidant dans la priorisation des solutions axées sur l’ouverture des régimes de visa, dans les petites et grandes économies, avec des gains considérables dans les secteurs des affaires, de l’investissement, de l’innovation et du tourisme.

Il importe de souligner que le 1er janvier 2021 marque l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale africaine et que des mesures essentielles qui facilitent la circulation des personnes seront à la base de la réussite de cette dernière. L’accroissement de l’utilisation des e-visas dans 24 pays africains offrant des systèmes en ligne est un exemple concret. Certes, le progrès réalisé au cours des cinq dernières années est louable, mais il reste beaucoup à faire, dans la mesure où les résultats de l’Indice montrent que les citoyens africains doivent obtenir un visa pour voyager dans 46 % des pays africains. Les pays de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique de l’Ouest figurent parmi les mieux classés dans l’Indice, illustrant le potentiel pour d’autres pays d’autres régions de faire de même.

Les avantages d’une Afrique unie et intégrée sont indiscutables. Les pays et les régions doivent prendre des mesures hardies pour profiter de l’intégration régionale. Ensemble, nous nous dirigeons vers une Afrique sans visa.

« La thèse, L’Afrique doit s’unir, demeure irréfutable ».

Kwame Nkrumah, L’Afrique doit s’unir, 1963

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